Après des études d'Histoire puis d'Architecture, Daria Schmitt travaille pour différentes entreprises du spectacle, pour lesquelles elle dessine des décors, réalise des storyboards et des visuels d'événements. Elle enseigne quelques années dans une école d'arts appliqués avant de participer à la création d'une agence d'architecture et de muséographie. En parallèle, elle commence la bande dessinée et signe son premier projet chez Casterman. Elle réalise, avec cet éditeur, quatre albums. Le dernier, Ornithomaniacs, en noir et blanc, reçoit le Prix Artémisia mention Dessin en 2018. En 2022, Le Bestiaire du crépuscule, un album au dessin hors normes en hommage à H. P. Lovecraft et à la littérature fantastique, est publié dans le label Aire Libre chez Dupuis. Pour le même éditeur, elle publie en 2025 La Tête de mort venue de Suède, l'incroyable histoire du crâne de Descartes.
Ce qui marque lorsque l’on découvre les planches de Daria Schmitt, c’est que l’on voit qu’elle s’est amusée à travailler sur son sujet : c’est une réflexion sur la science, sur le vivant, sur la mort aussi. « Tout l’album est une vanité ! » dit-elle. Les vanités, ce sont ces représentations artistiques allégoriques qui soulignent la fragilité de l’humain face à la mort et la fatuité de son attachement aux valeurs de ce bas monde. Le travail de Daria Schmitt, comme celui de ses prestigieux prédécesseurs, est de montrer précisément à quel point l’art transcende la vie humaine et, comme disait Malraux dans Les Voix du silence, il « arrache aux nébuleuses le chant des constellations. »
Didier Pasamonik à propos de La Tête de mort venue de Suède – Actua BD